lundi 11 mai 2015

Ecriture : "Une photo, quelques mots" #175


Atelier d'écriture organisé par Leiloona sur son blog, n'hésitez pas à découvrir les textes des autres ;).


© Romaric Cazaux
© Romaric Cazaux

Le scoop !

C’est magnifique me direz-vous, New-York la nuit ! Quelle vue imprenable ! Voir toutes ces lumières allumées, ces millions de personnes, qui y vivent ! Ces touristes qui en font leur deuxième destination après Paris ! Sur le plan architectural, ces gratte-ciels ont fait sa renommée !

Bah ! Moi j’y habite et je peux vous dire que ce n’est pas ce rêve américain qu’on ose vous vendre à travers des séries et autres conneries cinématographiques. New-York est une immense jungle où les gens se bouffent entre eux pour réussir ! Et malheureusement j’en fais désormais partie !

Je suis journaliste au Daily News. Oups ! J’ai oublié de préciser journaliste pigiste. J’ai longtemps eu le rêve d’être rédacteur et d’avoir ma propre chronique ; mais pour réussir (je cite) « Il faut écraser » me disait mon chef, « Tout n’est pas une question de hasard », autrement dit il faut être fort pour régner. Pour avoir la promotion que je souhaitais, il voulait que je fasse du sensationnel, du « scoop », du « buzz ». Etant un être pétri de valeurs, profondément honnête et respectueux, trop gentil pour « écraser les autres », j’échouais lamentablement dans toutes les tentatives que je réalisais, et lui, n’hésitait pas à me regarder de haut et de m’humilier en retour. Mais ce soir, je serais un autre homme. J’ai un scoop !

Je commençai à me vêtir et me regardai dans la glace. Chemise à col blanc et cravate, veste noire, boutons de manchettes dorés, parfum bon marché, chaussures bien cirées, l’élégance la plus totale. Et hop ! Je décidai de passer à l’action ! Ce soir se déroulait à l’hôtel de ville, la cérémonie d’investiture du nouveau député maire de New-York, Wallington Ashley (Ash pour les intimes). J’ai insisté fougueusement – en gros j’ai fait le parfait lèche-cul de service- auprès de mon chef pour faire partie des petits chanceux qui auraient l’occasion de l’interviewer. Mon chef devait également y assister en tant qu’invité d’honneur.

Alors qu’il était assis sur son trône face aux caméras, il m’aperçut et j’eus droit de sa part  à un discret salut de la main. Monsieur était un notable connu, un homme respectable pour l’opinion publique… Mais clairement pas pour longtemps… Je me trouvai en face de lui, dans le carré réservé à la presse avec Brad mon caméraman qui n’était pas du tout au courant de mes desseins.

Monsieur Wallington tenant affectueusement son épouse par la main fit son entrée tout sourire, il était accompagné de son comité de soutien au grand complet. Il était là tel un guerrier victorieux et triomphant. Sous un tonnerre d’applaudissements de fans excités et de cris de joie incessants Monsieur Wallington s’adressa d’une voix assurée à un public tout acquis à sa cause. Son discours dura environ une cinquantaine de minutes dans un silence religieux. La parole changea de camp et ce fut au tour des journalistes de poser leurs questions. Ces derniers se levèrent tous comme un seul homme ; tous debouts…. sauf moi. Pour ma part, j’attendais le moment opportun. Une kyrielle de questions fusa. Ash ravi leur répondit avec simplicité, courtoisie, et même un semblant d’humilité. Ce fut enfin à mon tour de prendre la parole. Tous les yeux étaient rivés sur moi. Je me raclai la gorge et prit la parole d’une voix claire et assurée. Je me présentai élogieusement comme journaliste du Daily News, mon chef tout à l’écoute fit un clin d’œil de fierté accompagné d’un petit hochement de tête à l’attention du député maire, qui lui sourit à son tour.

-         « Monsieur Wallington…prononçai-je, nous savons tous que vous avez une affinité pour la culture Irlandaise et que chaque année vous participer aux manifestations données pour la Saint Patrick. Pouvez-vous nous dire ce que vous faisiez avec  Diana Craig, la femme de mon chef ici présent, au Sheen Falls Lodge Hôtel pour le week-end du 1er mai, vous y avez loué qu’une chambre où vous êtes restés enfermés  durant trois jours ?

Ma question eut le même effet qu’une bombe. La salle toute entière semblait avoir perdu le souffle, manqué d’oxygène…Puis un murmure allant  s’amplifiant, tel un tsunami, emplit tout l’espace, tout ne fut qu’indignation, cris, cahot, tandis qu’une image de Monsieur Wallington embrassant langoureusement Diana Craig dans le jardin du Sheen Falls Lodge Hôtel apparaissait sur le grand écran monté pour l’occasion derrière le podium.

STRIKE ! Le scoop, je l’avais,  et je palpais ses conséquences, je jubilais, je trépignais……..
Brusquement, je fus saisi par les deux bras et soulevé de terre puis violemment secoué. Maintenant c’est moi qui n’avais plus de souffle.

Mais, devinez un peu ce qu’il advint de moi?
Aujourd’hui je suis éditorialiste au New York Times avec accroché au mur de mon spacieux bureau cette photo de  NewYork  prise la nuit de mon exploit.
Et vous avez sûrement deviné que désormais, je suis fier d’être New-Yorkais !

dimanche 10 mai 2015

Femmes de l'Autremonde, tome 1 : Morsure



Couverture Femmes de l'Autremonde, tome 01 : Morsure


Femmes de l'Autremonde, tome 1: Morsure 
de Kelley Armstrong.

Synopsis : Un voyage excitant à la frontière de la sauvagerie et de la féminité. Elena se coule hors de son lit, prenant bien soin de ne pas réveiller son compagnon. Il ne supporte pas qu'elle disparaisse comme ça au beau milieu de la nuit. Quelle femme normale pourrait avoir tant besoin de retrouver la solitude des rues sombres et mal famées de la ville ? L'énergie contenue déchire ses muscles - elle ne peut plus attendre. Elle se glisse dans une ruelle, ôte ses vêtements et se prépare à la Mutation... Elena fait tout ce qu'elle peut pour être normale. Elle hait sa force, sa sauvagerie, sa faim, son désir, ses instincts de chasseuse et de tueuse. Elle aimerait avoir un mari, des enfants... et même une belle-mère. En tout cas, c'est ce qu'elle voudrait croire. Et voilà que la Meute a besoin d'elle. Cette Meute qu'elle chérit et déteste tout à la fois est la cible d'une bande de déviants sans pitié. Ils mettent l'existence de la Meute en danger, enfreignant les lois du clan. La loyauté du sang ne se discute pas. Et au cours de son combat, Elena découvrira sa vraie nature... Découvrez l'imagination stupéfiante de la nouvelle reine du frisson !

Genre : Bit-lit.

Mon avis : J'ai lu cet ouvrage dans le cadre du Challenge un mot-des genres organisé par magiciennedoz sur Livraddict. 

J'étais très enthousiaste à le lire voire trop, et j'en suis un peu déçue, je vais vous dire pourquoi. 
En effet, grande fan de la série Bitten, quand j'ai su qu'elle avait été adaptée de ce roman, je me suis alors jetée dessus pour pouvoir comparer ouvrage/série. 

Or, je me suis aperçue qu'il y avait de grosses différences entre la série et le roman ! 

Pour vous narrer l'histoire, il s'agit en fait d'un sale cabot (loup-garou/ sens péjoratif ici utilisé) qui sème la panique dans la population de Stonehaven, faisant là plusieurs victimes au sein-même de la propriété de Jérémy Danvers, chef de meute. Ce dernier appelle alors toute sa meute pour une réunion afin de régler ce problème. Même Elena, seule femme-loup, qui avait fui la meute et qui vit actuellement à Toronto, écoutant les ordres de l'Alpha, a dû venir. Elle semble penser que c'est l'oeuvre d'un nouveau loup, mais se pose la question de savoir : Comment un nouveau a-t-il-pu guérir de sa morsure aussi rapidement et faire autant de dégâts humains? 

A 35% de la liseuse, on trouve un corps...celui de Logan. 
Dans l'adaptation sérielle, Logan est mon préféré, il est sexy tout plein et surtout il n'est pas mort !
Grosse différence, le voyez-vous ?
J'avais moi aussi envie de pleurer lorsqu'ils ont trouvé son corps !

Le père de Jérémy est mort dans le roman. Dans la série, il est vivant.
Le père de Nick est mort dans la série. Dans le roman, il est vivant.

Autre chose que je n'ai pas supporté : les longueurs des descriptions !!! Il y en a trop, STOP j'avais envie de crier !!! Je m'endormais dans ces longues phrases.

Le personnage de Philip pour qui j'avais tant d'affection dans la série, dans le roman je ne le supportais pas, il n'est jamais là, il travaille tout le temps, c'est affreux ! Et aussi il ne meurt pas (là j'étais contente d'apprendre ça ;) ). 

Mais c'est vrai que le livre est mieux que la série, rien que pour la relation Elena/Clay ! 

Je lui attribue un bon 16/20 !

samedi 9 mai 2015

On my wish-list #3 !








Je sais que vous l'attendiez tous, et voici mon "On my Wish list !" n°3.

Je rappelle le principe du On my wish-list ?

C'est un rendez-vous littéraire, qui se déroule le samedi sur les blogs. Chaque blogueur(euse) doit mettre en avant un livre qui fait partie de sa wish-list afin de faire découvrir à ses lecteurs, ses envies actuelles. Ce rendez-vous a été organisé par Jed's Burdy sur Livraddict.


J'ai décidé de vous faire découvrir cette fois un thriller. Et oui j'aime les thrillers bien croustillants. Je les croque avec appétit !

Ne les crois pas 
de Sebastian Fitzek (2009).




Synopsis : Ils te diront que je suis morte ! Yann May, célèbre psychologue berlinois, est au téléphone avec Leoni, sa fiancée. La liaison est mauvaise, hachée. Toutefois, il l'entend dire: "Ne les crois pas. Quoi qu'ils te disent, ne les crois pas... " Alors qu'il est encore en ligne, un policier sonne et lui annonce la mort accidentelle de Leoni, une heure plus tôt... Quoi qu'ils te disent... Huit mois ont passé. Ira Samin, une psychologue de la police, a décidé d'en finir. Mais, alors qu'elle s'apprête à passer à l'acte, un de ses collègues vient la chercher pour l'emmener dans une station de radio. Un forcené s'est retranché dans un studio et menace d'abattre un à un ses otages. ... ne les crois uni ! Ira est chargée de mener les négociations. Bien vite, elle comprend que Yann a tenté ce coup de poker pour retrouver Leoni, qu'il refuse de croire morte. Et il est vrai que certains de ses arguments sont troublants...


Cet auteur fait fureur chez les lecteurs ! Ces thrillers psychologiques sont très prenants apparemment, donc je veux au moins en lire un ! Je suis très intéressée par Ne les crois pas, le synopsis est intrigant, je trouve. 





lundi 4 mai 2015

Ecriture : "Une photo, quelques mots" #174



Atelier d'écriture organisé par Leiloona sur son blog.
Avec un énorme retard, voici enfin mon texte.

© Julien Ribot
© Julien Ribot


Titre : Le garçon mystérieux.


Djibril était un beau garçon, élancé à la démarche féline, souple, qui ne passait pas inaperçu. Quand son regard sombre se posait sur vous, il était difficile de l’oublier. Âgé de dix neuf ans il apprenait la menuiserie dans un lycée professionnel du XIXème arrondissement de Paris, classé en zone sensible. Ayant échoué le Bac l’an passé, il redoublait sa terminale. C’était pourtant un jeune homme très intelligent, mais si taciturne et solitaire. Souvent il se réfugiait dans un silence pesant ou répondait en italien aux questions qu’on lui posait alors qu’il maîtrisait parfaitement le français ; cette manière de procéder eut vite fait d’éloigner de lui tout interlocuteur potentiel. Djibril qui pouvait faire en de rares occasions un sourire éblouissant, était le plus souvent sujet à des accès de colère souvent en disproportion avec les raisons qui semblaient les déclencher. Ses camarades de classe avaient baissé les bras et le fuyaient sans chercher à mieux le connaître, mais lui semblait se complaire de cette situation. Il était en difficulté scolaire alors qu’il n’aurait pas dû l’être. Seule la conseillère d’orientation qui soupçonnait chez lui une personnalité exceptionnelle et sensible et croyait en ses capacités le défendait au sein de l’établissement.


En fin du premier trimestre, une opportunité se présenta. Un important centre de lutherie situé à Cremone en Italie recherchait pour un échange d’apprenti un jeune pour une formation de trois ans. Le chef d’établissement sauta sur l’occasion pour choisir Djibril pour cet échange en s’appuyant sur une confidence que ce dernier lui avait faite, lors d’un rare moment d’échange, en lui révélant son amour pour la musique du XVIIè siècle. Après un simulacre de concertation avec son personnel enseignant il décida que Djibril était retenu pour cet échange. En réalité, seule la conseillère d’orientation était sûre que ce mode d’apprentissage conviendrait mieux à la personnalité de son protégé et s’engagea à l’aider sur cette nouvelle voie tandis que les autres ne voyaient qu’un bon moyen de l’éloigner désormais de cet établissement. A leur grand étonnement, Djibril accepta la proposition sans sourciller et sans trop d’enthousiasme non plus.


Deux mois après, voilà Djibril en route pour l’Italie. Assis dans le train, des doutes l’envahirent et une angoisse s’empara de lui. Ne ferait-il pas mieux de descendre au prochain arrêt et de retourner à son ancienne vie. La vision de ses camarades de classe et de ses professeurs au sourire narquois s’imposa à son esprit et le contraignit à mettre fin à cette idée saugrenue. Désormais, il irait jusqu’au bout. Cette entreprise avait à cœur de former de jeunes apprentis, et de leur transmettre un savoir faire peu commun de nos jours. Djibril aimait le travail manuel, était créatif et avait montré une grande motivation en disant au proviseur son envie de s’en sortir. Nourri et logé, il n’avait plus qu’à s’investir pleinement dans cette nouvelle vie, le rythme serait intense et les examens tous les trois mois seraient difficiles, un jury déciderait chaque fois s’il continuait ou s’il retournait à son lycée d’origine. Mais qu’importe ! Il fallait aller de l’avant maintenant.


Toujours peu loquace, Djibril prit son poste l’air taciturne, comme à l’accoutumée, tous les sens en éveil. Il eut pour tuteur Monsieur Paolino, le plus ancien ouvrier de la lutherie, bonhomme joufflu à l’air bourru, peu loquace lui aussi mais avec un savoir-faire et une efficacité redoutable. Après une quinzaine de jours d’adaptation difficile où l’un jaugeait l’autre sans en avoir l’air, Monsieur Paolino et Djibril se comprirent, ils n’avaient plus besoin de langage, un regard ou un geste suffisait. Ce nouvel apprenti avait une soif de savoir, ne rechignait pas à la tâche et travaillait avec entrain. Il devenait autre, Mr Paolino avait même saisi une petite lueur de joie qui pétillait parfois dans ses yeux sombres. Ah ! Il aimait bien ce garçon !


Cette petite lueur s’allumait de plus en plus souvent depuis que la boulangerie d’en face avait recruté une nouvelle vendeuse du doux nom de Livia. Elle lui faisait un large sourire et les yeux doux dès qu’il franchissait la porte de la boutique. Ses cheveux couleur miel et ses grands yeux mordorés lui faisaient tourner la tête. De ce fait, il était de plus en plus motivé pour aller travailler, puisque ses pas le conduisait irrémédiablement à la boulangerie avant de franchir le seuil de la porte de la lutherie..


Ce matin-là, Livia l’accueillit en lui tendant une enveloppe, son cœur fit un bond dans sa poitrine, et de sa voix si douce lui dit que Mr Paolino avait dû s’absenter pour la matinée et l’avait priée de lui remettre ce pli. Après un merci de circonstance, Djibril traversa la chaussée sans regarder et pénétra dans la lutherie ; quelque peu inquiet, il ouvrit l’enveloppe.


En quelques lignes, Monsieur Paolino, lui expliquait qu’il avait eu une importante commande spéciale de violons pour l’Opéra Garnier et qu’un client privé voulait qu’il restaure un stradivarius. Il le chargerait de cette restauration qui serait aussi l’épreuve de son examen final. Djibril resta pantois sur sa chaise, il n’osa plus bouger. Etait-ce un rêve ou un cauchemar ? N’allait-il pas décevoir Mr Paolino qui s’était pris d’affection pour lui, qui le considérait même comme son propre fils. Mr Paolino qui avait mis en lui sa confiance et lui transmettait tout son amour du métier. Il était temps de s’enfuir, il ne serait jamais à la hauteur, même s’il était conscient qu’il avait fait d’énormes progrès et que son humeur avait changé, la vie lui paraissait plus belle. Revenir au point de départ et tout laissé tomber s’imposa à lui, mais fut chassé par la vision du sourire de Livia. Il se mit debout d’un coup en criant de toute ses forces : JE RESTE. Et c’est à ce moment que la porte s’ouvrit laissant apparaître le visage interloqué de Monsieur Paolino.


- Au travail sans perdre de temps ! dit ce dernier en tapant dans ses mains, et la journée reprit son cours normal. Djibril ne comptait plus les heures qu’il passait à l’atelier tant sa tâche lui tenait à cœur. Monsieur Paolino ne disait mot et secouait la tête avec un sourire mystérieux.


Au fur et à mesure que la restauration avançait, Djibril passait de plus en plus de temps sur l’instrument jusqu’à en connaître les moindres détails, travaillant avec minutie et respect, le touchant avec délicatesse comme s’il s’agissait de sa bien-aimée sous le regard de Monsieur Paolino, fier de découvrir que son élève était un être d’exception avec des doigts de fée.


Un jour, Monsieur Paolino prétextant un rendez-vous important à 100 km de la lutherie, laissa seul son apprenti avec une tâche précise à exécuter sur le stradivarius. C’était un moyen de vérifier que son protégé savait être autonome. Djibril, conscient de sa responsabilité, retira le violon de son étui, avec délicatesse, il en caressa le bois, pinça doucement les cordes, ressentit toute l’histoire qui s’y cachait…


Soudain, il fut saisi par un étrange sentiment fait tout à la fois de joie intense et de mélancolie, il était perdu. Il déposa le violon sur la table et ce sentiment le quitta. Il se dirigea vers la presse verte pour prendre les ciseaux à bois qui s’y trouvaient et commença à travailler sans jamais s’arrêter. Au retour de Monsieur Paolino vers 22 heures, trouva Djibril, allongé sur le dos, sur l’établi, à l’endroit où il posait d’habitude les ciseaux. Il semblait dans un autre monde avec un sourire béat sur les lèvres, les yeux tournés vers le plafond le stradivarius posé à ses côtés entièrement rénové. Monsieur Paolino l’appela deux fois par son prénom, sans obtenir de réponse ; Djibril semblait planer. Puis il se redressa d’un bond, s’assit sur le bord de l’établi et se mit à parler, parler longuement, parler de musique, de théâtre et de danse. Il semblait être en grande conversation avec quelqu’un qui lui donnait des conseils pour mieux tirer profit de cet instrument extraordinaire qu’il avait à ses côtés. Monsieur Paolino, ébahi, n’osait plus bouger. Djibril soudain se saisit du violon, comme pour obéir à un ordre, respira un bon coup et fit vibrer cet instrument ; La musique qu’il exécutait était sublime, la mélodie vous transportait en vous laissant des larmes à l’œil. Elle se fit de plus en plus douce jusqu’à s’éteindre. Comme un automate, Djibril déposa délicatement le violon sur l’établi, et se retournant, il s’affala lourdement sur le sol.


Un mois plus tard, il se réveilla à l’hôpital. Les médecins ne pouvaient expliquer le mal qui l’avait frappé. Aussi attendaient-ils avec Mr Paolino et le client privé qu'il leur explique ce qu’il avait vécu et ressenti pour essayer de comprendre ce qui lui était arrivé.


Djibril leur raconta sa journée. Dès qu’il avait pincé les cordes du violon, il s’était retrouvé dans une autre époque, il avait pu converser avec Arcangelo Corelli, célèbre violoniste et chef d’orchestre qui dirigeait 150 musiciens, ce dernier s’entretenait avec Alexandro Scarlatti, violoniste de son état ; Puis il avait rencontré Antonio Stradivarius en personne qui lui avait donné des conseils au sujet du violon qu’il était en train de restaurer et poussé par Corelli, il avait à son tour oser se saisir du violon pour jouer une mélodie, lui qui n’avait jamais jouer du violon de sa vie.


Le client privé se frappa le front et tomba sur la chaise qui était à ses côtés en s’écriant :


-  Ciel, il me l’avait bien dit !


-  Dit quoi ? explosa Antonio Paolino.


-  Que le violon était possédé, et qu’il ne devait pas être utilisé, sinon…… 


-  Sinon, quoi ?


-  Non je ne vous le dirai pas, mais je vais le reprendre de ce pas et le remettre là où il n’aurait jamais dû sortir.
Et sur ce il se leva d’un coup et disparut dans la nuit sous les yeux éberlués de Djibril, d’Antonio Paolino et des médecins.


Djibril put retourner à la lutherie pour poursuivre sa formation, il repassait dans sa tête cette étrange histoire et demeurait rêveur, mais le sourire de Livia le ramenait bien vite à la réalité. Pour sa part, Monsieur Paolino ne disait mot, comme si cet épisode n’avait jamais existé, cependant il savait son élève hyper-sensible et fort doué, il ne doutait pas de sa réussite dans cette voie qu’il avait empruntée et sa fierté était grande.

dimanche 3 mai 2015

La liste de mes envies pour mon anniversaire !








Le mois de Mai est mon mois ! Bientôt mon anniversaire.
Je sais prendre de l'âge...ça fait pas toujours plaisir mais recevoir des cadeaux, ça....ça fait toujours plaisir ! ;)

J'ai décidé de faire une liste de livres (bien sûr) qui devraient beaucoup me plaire pour donner des idées à tout ceux qui veulent m'offrir quelque chose ;) ! N'hésitez pas à être nombreux (lol) !

Ainsi vous pourrez, vous aussi découvrir des ouvrages que peut être vous ne connaissez pas ?!

Je me lance donc...

  • La saga des brouillards : Trilogie parisienne de Patrick Pécherot



Couverture La saga des brouillards : Trilogie parisienne
Synopsis Au gré mouvementé de l'entre-deux guerres, dans un Paris en pleine effervescence, un privé en dehors des clous explore les coulisses de l'Histoire. Il y croisera des illégalistes, des surréalistes, des marchands de mort, des républicains espagnols, des cagoulards, des collabos... De drôles d'enquêtes dans une drôle d'époque.

Genre : Policier.

J'ai découvert ce livre en écoutant une revue littéraire à la TV et je dois dire que les arguments du libraire m'ont particulièrement intéressés, il disait aussi : "Offrez ce livre aux gens que vous aimez, pas à ceux que vous n'aimez pas car ils l'aimeront trop"! Je sais c'est pas terrible comme argument mais ça m'intrigue, je veux le lire !!! 


  • Les coeurs brisés, tome 1 d'Amelia Kahaney
Couverture Les coeurs brisés, tome 1SynopsisSa vie a commencé quand son coeur s'est brisé.Fille d'un magnat de l'immobilier, Anthem Fleet est une ballerine accomplie. Elle est promise à un avenir radieux avec son petit ami Will, également fils de l'aristocratie de Bedlam, ville ou le luxe ostentatoire contraste avec la misère des quartiers pauvres gangrenés par la puissante mafia du Syndicat. C'est à la croisée de ces deux mondes que la vie d'Anthem bascule, lorsqu'elle rencontre au cours d'une rave illicite le romantique et sulfureux Gavin. Anthem vit leur liaison comme un rêve éveillé, jusqu'à ce que Gavin soit kidnappé par le Syndicat... et qu'Anthem perde la vie.

La jeune fille se réveille alors dans un laboratoire clandestin avec un nouveau coeur bionique qui lui confère des capacités extraordinaires.
(Le premier volet d'un diptyque bientôt adapté au cinéma par Charlize Theron et les studios New Line.
)


La couverture me tente trop et l'histoire aussi !


  • Nom de code : Blackbird, tome 1 : Cours ou meurs d'Anna Carey.
Couverture Nom de code : Blackbird, tome 1 : Cours ou meursSynopsis Liste des choses que je sais :

Je suis à Los Angeles
Je me suis réveillée sur les voies du métro à la station Vermont-Sunset.
Je suis une fille et j'ai de longs cheveux noirs.
J'ai un oiseau et un code (FNV02198) tatoués sur le poignet droit.
Je suis en fuite.
Des gens essaient de me tuer.

Genre : Jeunesse - thriller

Le résumé et les critiques me plaisent.

  • Nos faces cachées d'Amy Harmon
Couverture Nos faces cachéesSynopsis Ambrose Young est beau comme un dieu. Le genre de physique que l'on retrouve en couverture des romances. Et Fern Taylor en connaît un rayon, elle en lit depuis ses treize ans. Mais peut-être parce qu'il est si beau, Ambrose demeure inaccessible pour une fille comme elle. Jusqu'à ce qu'il cesse de l'être... Nos faces cachées est l'histoire de cinq amis qui partent à la guerre. L'histoire d'amour d'une jeune fille pour un garçon brisé, d'un guerrier pour une fille ordinaire. L'histoire d'une amitié profonde, d'un héroïsme du quotidien bouleversant. Un conte moderne qui vous rappellera qu'il existe un peu de Belle et un peu de Bête en chacun de nous...

Genre : Romance.

Depuis le temps que je veux le lire !!! Il m'intrigue et c'est une romance aussi !!!



On my wish-list #2 !





Je sais, je suis en retard pour ce second "On my Wish list !". Excusez-moi, j'étais débordée samedi !

Je rappelle le principe du On my wish-list ?
C'est un rendez-vous littéraire, qui se déroule le samedi sur les blogs. Chaque blogueur(euse) doit mettre en avant un livre qui fait partie de sa wish-list afin de faire découvrir à ses lecteurs, ses envies actuelles. Ce rendez-vous a été organisé par Jed's Burdy sur Livraddict.

Donc je vous propose ce samedi ce dimanche pour le coup, de découvrir ...

L'ère des Miracles, tome 1 : l'échiquier des Dieux
de Richelle Mead.

Couverture L'ère des Miracles, tome 1 : L'Échiquier des Dieux

Synopsis Combattante invincible à la beauté surnaturelle et entièrement dévouée à la République, Mae Koskinena a commis une grave erreur et elle est prête à tout pour racheter sa faute. Elle accepte de servir de garde du corps à l’arrogant Justin March, enquêteur de génie exilé depuis des années et rappelé afin d’élucider une série de meurtres rituels. Mais alors que leur enquête progresse, ils comprennent que leurs découvertes les exposent à un terrible danger... et que leurs destins sont liés. Car dans l’ombre, de mystérieux ennemis se regroupent, prêts à reprendre le contrôle de ce monde dans lequel les humains ne sont que des pions sur un échiquier.

Genre : science-fiction.

Ce n'est pourtant pas un genre que j'affectionne et pourtant le résumé m'attire, et surtout la couverture. J'aime cette idée de femme forte, de femme bien présente dans l'action ! 

vendredi 1 mai 2015

"Les étoiles de Noss Head", tome 1 de Sophie Jomain

Challenge Lire ensemble (illimité)

Synopsis :les--toiles-de-noss-head,-tome-1---vertige-508307Hannah, bientôt dix-huit ans, était loin d'imaginer que sa vie prendrait un tel tournant. Ses vacances tant redoutées à Wick vont se transformer en véritable conte de fées, puis en cauchemar... Tout va changer, brutalement. Elle devra affronter l'inimaginable, car les légendes ne sont pas toujours ce qu'on croit.
Leith, ce beau brun ténébreux, mystérieux, ne s'attendait pas non plus à Hannah. Il tombe de haut, l'esprit a choisi : c'est elle, son âme soeur. Pourra-t-il lui cacher ses sentiments encore longtemps ? Osera-t-il lui avouer qu'il n'est pas tout à fait humain ?
Il le devra, elle est en danger et il lui a juré de la protéger, toujours...
Mon avis : Intrigue qui a mis du temps à se placer. Au début du livre, je me demandais vraiment pourquoi il a autant de succès. Il ne se passait pas grand chose...jusqu'à la rencontre avec Leith ! ça y est moi aussi je suis amoureuse de Leith ! Son côté protecteur est tellement attendrissant. Malgré que se fut pour moi une lecture agréable, l'auteure ne m'a pas pour autant impressionnée, c'est du "déjà vu", c'est pourquoi j'attribue au livre la note de 15/20.
Lu en LC avec Klo ;) ! 
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